mercredi 30 mars 2016

First out, first in

The horse-chestnut or conker tree (Aesculus hippocastanum) is the first tree in our forest that losts its leaves in autumn (actually even in August), but it is the first one having them back.

Last Monday
Last Wednesday
Last Friday



The common name "horse-chestnut" (often unhyphenated) is reported as having originated from the erroneous belief that the tree was a kind of chestnut (though in fact only distantly related), together with the observation that eating the fruit cured horses of chest complaints despite this plant being poisonous. This tree species is native to the Pindus Mountains mixed forests and Balkan mixed forests.

One horse-chestnut tree is famous in Geneva and called the official horse-chestnut because the first leaf bud burst marks the beginning of spring every year.

Another famous horse-chestnut tree that lived in the city center of Amsterdam used to be called The Anne Frank tree (Dutch: Anne Frankboom) because she mentioned it in The Diary of a Young Girl.

Premier parti, premier arrivé

Le marronnier (Aesculus hippocastanum) est le premier arbre de notre forêt à perdre les feuilles à l’automne (dès le mois d’août même en général), c’est aussi le premier à retrouver les siennes au printemps.

Lundi dernier:
Mercredi dernier:
Vendredi dernier:
 
Aesculus était le nom latin d’un chêne à glands comestibles. Hippocastanum évoque le cheval (hippos) et la châtaigne (kastanon) car le fruit, toxique, semblait pouvoir être donné aux chevaux en petite quantité. A noter que les marrons glacés de Noël n’ont rien à voir avec le fruit du marronnier, ce sont simplement de grosses châtaignes. L’espèce est originaire des régions montagneuses de la Macédoine grecque et de la Macédoine du Pirin (nord de la Grèce, sud de la Bulgarie).
La ville de Genève possède un marronnier officiel qui a pour tradition d'annoncer le printemps lors de l'éclosion de son premier bourgeon.
Un autre marronnier célèbre est l’Arbre d'Anne Frank (néerlandais : Anne Frankboom) qui était dans le centre-ville d'Amsterdam et qu’elle a mentionné dans le Journal d'Anne Frank.
 

dimanche 27 mars 2016

The long history of the quiet village of Escoussens

Last Sunday, the Network in charge of Patrimony of the Community of Communes Sor & Agout organized an interesting visit of the small village of Escoussens, few kilometres from here on the foothill of the Montagne Noire.

The place has been occupied since millenaries and the local toponymy contains several Celtic terms: Mountain and forest of Cayroulet (Small Dolmen), le Breil (small group of trees), Vernazobre (creek of alder forest). Later, Romans and Gallo romans exploited the sites of a marble and iron quarries deep in the nearby forest.

Source: Mission d’inventaire du patrimoine bâti - CAUE du Tarn

The name of Escoussens appears officially in 1185 when Roger II Trancavel, Viscount of Carcassonne, allowed a castle to be built, probably replacing a former castrum. According to oral tradition, the village was destroyed and the castle burnt, like several other around, during the Albigensian crusade (Cathars).
After legal and financial problems between the local lords and the bankers of the city of Castres, the village, its rich forest and factories (watermills, sawmills, glass and charcoal) ended in the hands of the Carthusian Order, already settled in Castres. They kept this entire heritage from the 14th century to the French Revolution (end 18th).

Even if it has been modified the church mainly from 16th century, in gothique flamboyant style is a testimony of the history of the place. The altar is in red marble from the Caunes quarry (same has been used for the Trianon colonnade in the Versailles Castle). Several old and intriguing corbels can be found in the lateral chapels.

 
 
This visit was the occasion to enjoy many nice small remains from the past like doors made of stone or wood dated end 15th, crosses and fountains dated around 1860.

 
 

La longue histoire du paisible village d’Escoussens

Dimanche dernier, le Réseau Patrimoine de la Communauté de communes Sor & Agout a organisé une intéressante visite du petit village d’Escoussens, à quelques kilomètres d’ici, sur le piémont de la Montagne Noire.


L’endroit est habité depuis des millénaires et la toponymie locale regorge de termes celtiques: Montagne et Forêt de Cayroulet (le Petit Dolmen), le Breil (Le Bousquet), le Vernazobre (le Ruisseau des Aulnes, aujourd’hui Bernazobre), qui indiquent une occupation pré-romaine des lieux. Romains ou Gallo-Romains exploitèrent ensuite la Marbrière d’En cancé et la Mine du Fer, en pleine forêt.

Source: Mission d’inventaire du patrimoine bâti - CAUE du Tarn

Escoussens apparaît de façon officielle en 1185 quand Roger II Trencavel, Vicomte de Carcassonne, permit de bâtir le château, probablement sur l’emplacement d’un fort plus ancien. Selon la tradition orale le village aurait ensuite été dévasté comme ses voisins lors de la croisade contre les Albigeois, et son premier château brûlé.
Suite à des démêlées judiciaires et financières opposant des descendants des seigneurs du lieu à des banquiers de Castres, le village, sa belle forêt et les équipements artisanaux (moulins, scieries, verreries et charbonnages forestiers…) furent ensuite la possession des moines chartreux de Castres qui en héritèrent et en eurent la possession du XIVème siècle à la Révolution.
Bien que remaniée, l'église du XVIème siècle, gothique flamboyant, rappelle le lointain passé des lieux. On y admire un autel en marbre rouge de Caunes (le même que celui des colonnes du Trianon à Versailles), un très beau groupe sculpté et des culs-de-lampe historiés dans le chœur et les chapelles.

La ballade aura été l’occasion de découvrir de nombreux témoignages de ce prestigieux passé et du petit patrimoine conservé comme les vestiges de portes de la fin du XVème siècle, nombreuses croix des rogations et fontaines en fonte datant des années 1860.

 


Une signalisation complète dans l’ensemble du village permet leur découverte.

vendredi 25 mars 2016

Springwater

Last autumn and winter have been very dry, so the rains that fell these last weeks were welcome to rebuilt partly the needed water reserves. Nature is preparing in secret the next explosion of life.

mercredi 23 mars 2016

Eau de vie

Après un automne et un hiver bien sec, les pluies de ces dernières semaines sont heureusement venues reconstituer en partie les réserves en eau indispensables à tout. La nature se prépare secrètement à l’explosion de vie du printemps.


dimanche 20 mars 2016

Nymphs' flowers

Among the large number of species of violets we can find two in the woods around here: the common violet (Viola odorata) and the less common white violet (viola alba).

 

Viola odorata is a species of the genus Viola native to Europe and Asia, but has also been introduced to North America and Australia. It is commonly known as wood violet, sweet violet, English violet and common violet. The plant is known as Banafsa, Banafsha or Banaksa in India.

It is a hardy herbaceous flowering perennial. The flowers are aromatic, the heart shaped leaves and flowers are all in a basal rosette, the plant spreads with stolons (above-ground shoots). The colored flowers are sterile while small greenish flowers contain seeds disseminated thanks to ants (myrmechory) as already seen with the Hellebore (post 3 December 2015), the snowdrop (post 24 January 2016) and Common gorse (post 19 February 2016).

The violet flower was a favorite in ancient Greece and became the symbol of Athens. Scent suggested sex, so the violet was an emblematic flower of Aphrodite. The goddess Persephone and her companion Nymphs were gathering rose, crocus, violet, iris, lily and larkspur blooms in a springtime meadow when she was abducted by the god Hades.
During the Middle Age the flowers was said aphrodisiac and put in pillows. In herbal medicine, V. odorata has been used for a variety of diseases.

The violet leaf absolute however remains widely used in modern perfumery. The leaves are edible.

Together with perfumes, candied violets are still made commercially in the nearby city of Toulouse, where they are known as violettes de Toulouse. They are used as decorating or included in aromatic desserts.
Here is one receipt for candied violets (Spanish version):
 
Viola species are also used as food plants by the larvae of some Lepidoptera species like Issoria lathonia.

samedi 19 mars 2016

Sous quelques perles de rosée

Il existe de nombreuses espèces de violettes, nous en avons deux sortes dans les forêts ici: des classiques, violettes odorantes (Viola odorata) et de plus rares violettes blanches (Viola alba).
 
 
 
 
Ce sont des petites plantes vivaces de la famille des Violaceae (comprenant également les pensées) formant des colonies plus ou moins étendues, aux tiges lançant des stolons, aux feuilles en cœur à la base, munies d'un long pétiole et aux fleurs odorantes, au bout d'une mince tige.

Elles fleurissent de février à mai. Les fleurs formées de cinq pétales dont l'inférieur est muni d'un éperon sont stériles alors que de petites fleurs verdâtres et tardives forment des graines. La dissémination est autochore et myrmécochore, comme déjà vu pour l’Hellebore (post du 24 novembre 2015), la perce neige (post du 24 janvier 2016) et l’ajonc (post du 17 février 2016).
Dans la mythologie, la nymphe Io fut aimée de Jupiter dont l’épouse Junon se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement lorsqu’elle vit sortir de terre des petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle avec les pensées de ses amis venus la consoler. Un autre mythe jouant sur l'étymologie populaire du nom de la fleur raconte que des nymphes ioniennes avaient offert des violettes (appelées ion en grec) à Io. Un autre récit fait de la violette une fleur funéraire de l'Antiquité car Proserpine en cueillait quand elle fut envoyée aux enfers.
Au Moyen Âge, la violette odorante était considérée comme une plante magique aphrodisiaque et cousues dans les oreillers. Cette plante, de la racine à la fleur, a une longue histoire d'utilisation en herboristerie.
La violette est emblématique de la ville de Toulouse célèbre pour son parfum et pour l’accommoder en bonbons et autres douceurs.

En parfumerie on ne distille toutefois pas les fleurs mais les feuilles. Le produit obtenu possède une note verte, poudrée, légèrement cireuse. La note 'fleur de violette', typique et plus douce est obtenue grâce à des molécules de synthèse.

La violette odorante est comme de nombreuses Viola plante hôte de la chenille du Petit nacré (Issoria lathonia).

mardi 15 mars 2016

On a stone of the creek

I found this morning on a stone along the creek, this plant with nice yellow flowers in the sun rays.
 
 
Primula elatior, the oxlip (or true oxlip), is a species of herbaceous, perennial plant in the family Primulaceae, native to nutrient-poor and calcium-rich damp woods and meadows throughout Europe, with northern borders in Denmark and southern parts of Sweden, eastwards to the Altai Mountains and on the Kola Peninsula in Russia. In the British Isles, it is rarely seen outside East Anglia. It may be found near settlements, as far north as northern Norway.

The common name "oxlip", from "ox" and "slip", may refer to the fact that oxlips (and cowslips) are often found in boggy pasture used by cattle.

It may be confused with the closely related Primula veris (cowslip), which has a similar general appearance, although P. veris has smaller, bell-shaped, bright yellow flowers (and red dots inside the flower), and a corolla tube without folds. The leaves of P. veris are more spade-shaped than P. elatior.

Primula was already mentioned by Pliny the Elder for its early blooming attributes. Species from the genus Primula along with other ritual plants played a significant role in the pharmacy and mythology of the Celtic druids, likely as an ingredient of magical potions to increase the absorption of other herbal constituents. In the Middle-Ages it was also known as St. Peter's herb or Petrella and was very sought after by Florentine apothecaries. Hildegard von Bingen recommended the medicinal parts only for topical use but the leaves were also consumed as food.
 
 

Petit coucou des bois

Dans nos bois, il y a des coucous. Ils peuvent être soit dans les airs, ce sont alors les oiseaux squatteurs, ou, quand ils sont à vous pieds, comme sur la photo prise ce matin sur une pierre au bord du ruisseau, ce sont des fleurs qui fleurissent en ce moment.

 
Il s’agit de la Primevère élevée ou Primevère des bois (Primula elatior). C’est une plante herbacée pérenne de la famille des Primulacées que l’on trouve dans toute l’Europe jusqu’au fins fonds de la Russie.

Elle aime la mi-ombre des lisières et les sous-bois clairs. C'est une espèce à faible pouvoir de dispersion, considérée comme indicatrice de forêts anciennes quand elle est abondante.

Elle est parente avec la primevère officinale (Primula veris) et la primevère acaule (Primula vulgaris) avec laquelle elle s’hybride parfois. Comme pour les autres primevères ses feuilles et fleurs peuvent être consommées crues ou cuites.

Les primevères jouaient un rôle important dans la mythologie celtique et dans la pharmacopée des druides. Elles sont déjà citées par le romain Pline l’ancien pour leur floraison précoce, et par l’érudite du XIIème siècle, Hildegarde de Bingen. La primevère des bois a les mêmes vertus médicinales que la primevère acaule et que la primevère officinale : fleurs, adoucissantes et calmantes (utilisées dans des mélanges pectoraux) et feuilles anti-ecchymotiques. Toute la plante et particulièrement la racine ont des propriétés analgésiques, anti-spasmodiques, diurétiques et expectorantes.
 

mercredi 9 mars 2016

Sweet little king

The common firecrest (Regulus ignicapilla) also known as the firecrest, is a very small passerine bird in the kinglet family.

This kinglet is greenish above and has whitish underparts. It has two white wingbars, a black eye stripe and a white supercilium. The head crest, orange in the male and yellow in the female, is displayed during breeding, and gives rise to the English and scientific names for the species.


The common firecrest breeds in broadleaved or coniferous woodland and gardens. It is constantly on the move and frequently hovers as it searches for insects and spiders to eat. In winter it is often found with flocks of tits.
It breeds in most of temperate Europe and northwestern Africa, and is partially migratory. Laying starts in western Europe at the end of April, second clutches, which are common, commence in June to July.

Despite some possible local declines, the species is not the subject of significant conservation concerns owing to its large European population and an expansion of its range over the last century.

Joli petit roi

Le Roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapilla) est une des plus petites espèces d'oiseaux d'Europe. Le mâle, que l’on voit ici, a une calotte jaune et orange en son centre, elle est bordée d'un trait noir, celle de la femelle est jaune pur. Les plumes de la tête forment un diadème qui a donné son nom, elles se hérissent en cas d'excitation.

Ce roitelet est constamment en mouvement à la recherche d'insectes et d’araignées à manger. Ses pattes sont munies de doigts puissants permettant à l'oiseau de se tenir la tête en bas quand il se nourrit.

Il niche dans la plupart des forêts tempérées de l'Europe au nord-ouest de l'Afrique de préférence dans les conifères. Il migre et sa zone d'hivernage se situe de l'Europe centrale au sud et à l'ouest de leur aire de reproduction. Il forme souvent des nuées importantes avec des mésanges.

Le roitelet a deux couvées par an, au printemps, et la femelle peut pondre la seconde couvée avant que la première ait quitté le nid.

Il semble légèrement en déclin, mais il n'est pas considéré comme menacé.
 
 

dimanche 6 mars 2016

Bunny is waiting for playing again with Baby

The new season of local flea markets is currently starting again offering new treasure hunting to those who like them.

From the first one in Verdalle, I came back some days ago with a funny wooden old toy which red part in the bottom was damaged, probably by water.
After sanding it and putting a new coat of red lacquer, it is ready again to play with Baby.

 
Next flea markets scheduled: https://vide-greniers.org/81-Tarn

samedi 5 mars 2016

Sympathique Jeannot lapin attend bébé bricoleur

La saison des brocantes et vide-greniers de la région recommence pour le plaisir de toutes celles et ceux qui aiment chiner.
A la première, celle de Verdalle, j’ai trouvé un jouet en bois ancien dont la base (l’élément rouge) était bien abimée. Plus écologique que ses homologues contemporains en plastique, ce jeu d’empilement avait probablement été stocké "les pieds" dans l’eau ce qui avait créé de profondes crevasses d’où la peinture s’était écaillée.
Un bon coup de ponceuse et une couche de laque rouge plus tard, voici notre Jeannot lapin reparti pour une nouvelle aventure.


Calendrier des prochains vide-greniers:

jeudi 3 mars 2016

Farewell little beech marten

Having a walk in the forest, my dog Laïka, some metres ahead stops suddenly and begins barking fiercely, she detected something for sure on that side of the trail. Indeed I quickly find there a small little beast, which died last night probably. It does not show any wound and seems in good shape. I put it on a stone to shoot a picture and keep a souvenir from that small little life.

It is a beech marten (Martes foina), also known as the stone marten or white breasted marten. As the badger already described (see post 6/12/2015, Fauna & flora) it belongs to the Mustelidae family.


It is a carnivorous mammal. That species of marten is native to much of Europe and Central Asia, though it has established a feral population in North America. It is listed as Least Concern by the IUCN on account of its wide distribution, its large population, and its presence in a number of protected areas.
The beech marten's diet includes fruits, rats, mice, chickens, sparrow-like birds predominate, though snowcocks and partridges may also be taken. It likes to plunder nests of birds including passerines, galliformes and owls. Although it rarely attacks poultry, some specimens may become specialized poultry raiders. We also suspect that it attacks some kitten which disappeared in the farm.

The beech marten is mainly a crepuscular and nocturnal animal. It is especially active during moonlit nights. It is a skilled swimmer. It typically hunts on the ground. It is strongly territorial and chase other marten from its area that can range from 10 to more than 100 ha.
Beech marten is superficially similar to the pine marten, but differs from it by its smaller size and habitat preferences. While the pine marten is a forest specialist, the beech marten is a more generalist and adaptable species, occurring in a number of open and forest habitats.
 
 
 
Those two marten can't interbreed and have many small differences: http://www.gmb.asso.fr/PDF/Livret_Martes.pdf
 
British zoologist George Rolleston theorised that the "domestic cat" of the Ancient Greeks and Romans was in fact the beech marten they used against rats and snakes.
 

mercredi 2 mars 2016

Adieu petite fouine

En promenade dans la forêt ma chienne Laïka, à quelques mètres devant moi s’arrête soudain et se met à aboyer furieusement; elle a détecté quelque chose sous un buis au bord du sentier. Je m’approche et trouve une jolie petite bête, morte il y a peu, cette nuit probablement. Elle n’a pas de trace de blessure et semblait en bonne santé. Je l’installe sur une pierre en contrebas pour garder un souvenir d’elle.

C’est une fouine (Martes foina), espèce de la famille des Mustélidés dont nous avons déjà vu le blaireau (post du 6/12/2015, onglet faune et flore).
 
 
C'est un petit mammifère carnivore plutôt nocturne que l'on rencontre abondamment dans les forêts d'Eurasie. Elle est opportuniste et se nourrit, selon les saisons, de petits mammifères, de fruits, d'oiseaux, de déchets trouvés près des habitations, voire des chatons de notre ferme.
Animal solitaire, elle évite ses congénères en dehors des périodes de reproduction. Territoriale, elle marque son territoire de 10 à plus de 200 hectares avec des secrétions et le défend au moins contre d'autres fouines de même sexe. La grandeur du territoire est variable en fonction du sexe (celui des mâles sont plus grands que celui des femelles), de la saison (plus petits en hiver), de l'habitat (plus grands en campagne qu'en ville) et de la nourriture disponible. L’espérance de vie de la fouine est d’approximativement douze ans.

Même si elles ne sont pas interfécondes, la fouine et la Martre des pins (Martes martes) sont très proches, la confusion est possible. Le critère le plus direct pour déterminer l'animal est la couleur du pelage située sous la gorge, sur le poitrail et le haut des pattes. Chez la martre une tache claire de couleur jaunâtre est observable sur le poitrail, alors que chez la fouine cette tâche est franchement blanche, couvrant la gorge, le haut des pattes antérieures et le poitrail. D'autres éléments permettent de les différencier:



La martre ne s'approche pas beaucoup des habitations humaines contrairement à la fouine.



Dans l'antiquité, les fouines étaient domestiquées pour la chasse aux animaux nuisibles tels les mustélidés et les serpents.

Les produits utilisés pour empoisonner les rongeurs dont elles se nourrissent peuvent les empoisonner lentement.

En France, la fouine n’est plus classée comme espèce nuisible.